jeudi 17 mai 2012

Cette fois, ça y est !!

Oui, cette fois, ça y est.
J'y pense sérieusement.
Les amours ont fait que j'ai préféré me voiler les yeux momentanément pour ne plus y penser.
Mais j'y repense toujours, en me disant que j'aurais beaucoup de mal à le faire.
J'aurai toujours un regret dans ma vie si je ne décide pas d'y réfléchir sérieusement.
Donc, oui, j'y réfléchis sérieusement.
Je vais mener mon raisonnement jusqu'au bout.

Je vais vérifier si je peux entamer des démarches dans ce sens et tenter ma chance.
Je vais vérifier si j'en suis capable.
Je vais vérifier si je le souhaite vraiment au point d'abandonner tout ce que je connais pour aller vers ce que je ne connais pas.
Je vais vérifier si je suis prêt à abandonner le confort que j'ai ici actuellement pour recommencer tout de zéro.

Parce que perdre son travail, ce n'est pas agréable. Savoir que vous n'en retrouverez certainement pas un du même niveau avant un moment, encore moins !
Ne pas pouvoir compter sur ses parents et amis pour vous venir en aide quand vous en avez besoin est très difficile quand on n'y a jamais été confronté.
Ne plus avoir ses repères pré-établis, dont la plupart vous n'aviez même pas conscience, c'est tellement perturbant.
Ne plus avoir son chez-soi et stresser à l'idée de ne pas trouver un nouvel abri, ce n'est confortable pour personne.
Devoir apprendre une 'nouvelle langue' et se  concentrer chaque fois que quelqu'un vous parle, c'est terriblement usant.

Mais, être confronté à tout ça... en même temps !!! Et le faire de son propre gré, qui plus est. Il faut être un brin masochiste, non ?

Et malgré tout, j'y songe. Etre confronté à soi-même, une fois dans sa vie, repousser ses limites, n'est-ce pas aussi ce qui nous fait vivre ?

Pour certains, comme moi, les frontières à repousser semblent plus lointaines que pour d'autres.
Le seul moyen de savoir si on peut les repousser... c'est d'essayer !

Alors oui, cette fois, ça y est...
J'y pense !!

Emigrer au Canada.


Palais des congrès de Montréal, Septembre 2007


PS: J'ai horreur d'écrire un article où la plupart des phrases commencent par 'Je'. Mais un des buts du blogue étant de garder une trace de l'évolution de ma décision, il faudra bien faire avec.
PPS:  Le choix de la photo est symbolique. Après mon premier voyage à Montréal (quoi, il y en a eu un autre ?? hé bien oui ! ), cette photo est restée ma préférée, je ne sais trop pourquoi. Son importance à mes yeux mériterait presque un article complet. Elle convient donc parfaitement à cet article :)

6 commentaires:

  1. Quitter son pays EST effectivement masochiste, aucun doute là-dessus. Mais ensuite, chaque nouvelle victoire a trois fois meilleur goût que si on était resté "chez soi" et c'est ça que j'aime. Les échecs aussi sont plus durs, mais chaque petite victoire... ohh.... fait oublier tout le reste! Je n'ai jamais regretté mon départ (il y a plus de 16 ans de ça!) et maintenant, "chez moi," c'est le Canada :)

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    1. "Chaque nouvelle victoire a trois fois meilleur goût" :) Je vais retenir ça dans un coin de ma tête...

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  2. Fais comme moi et lance-toi dans les bijoux en coquillettes...

    Ok je me tais... ;-)

    Allez, courage !

    Franco-québécoise

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    1. Bah, peut-être que j'ai plus de chances d'être accepté si je leur dis que je vais faire des bijoux en coquillettes ? :-)
      J'vais y réfléchir...

      :)

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  3. Il fallait trouver un truc pertinent à répondre à mon commentaire tout sauf pertinent et tu l'as trouvé... !

    Un gros bravo ! ;-)

    Bonne chance dans tes réflexions et tes démarches... C'est un peu con à dire mais suis ton coeur.

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