vendredi 13 juillet 2012

Canada 2007: Fin du voyage

Le voyage touche à sa fin. Dernière journée dans Montréal avant de reprendre l'avion. Je suis content d'y être de retour afin de m'imprégner un peu plus des lieux. La toute première impression que j'en avais eue était celle d'une ville sale. La seconde impression est un peu moins mauvaise, mais en réalité, je me rends surtout compte que 2 fois quelques heures pour se faire une idée d'une ville, c'est tellement réducteur !!
Mon building préféré à Montréal.
Avant de partir au Canada, j'avais déjà dans un coin de ma tête que je pourrais peut-être, dans un rêve lointain, venir y habiter. Et notamment à Montréal. Je dois reconnaître que la réalité m'a quelque peu refroidi. Je ne peux à cet instant même pas m'expliquer pourquoi. L'ambiance est à l'opposé de ce que j'ai connu précédemment dans ma vie. Je ne suis pas certain de m'y acclimater. Venant d'un petit village, je ne suis pas non plus habitué aux grandes villes. Dans l'avion, les longues heures me laisseront dans l'incrédulité. Le retour après 12 jours tellement intenses (!), le décalage horaire (que je vais mettre des semaines à récupérer) et mon nouveau (!!!) boulot dès le lendemain promet d'être terriblement difficile.

Ce sera le cas :)

Mais au fur et à mesure des jours, nous allons nous rendre compte petit à petit de la chance que nous avons d'avoir fait un tel voyage. Nous rendre compte de tous ces décors incroyables que nous avons aperçus en si peu de temps. A force de courir d'un endroit à l'autre, on ne se rendait plus compte de tout ce que nous faisions et c'est seulement dans les semaines qui suivent notre retour que nous réalisons !! C'est un sentiment assez étrange :) Les souvenirs restent à la surface des semaines durant, et nous voyons les photos sous un jour nouveau.
Au revoir Montréal...
Et bien sûr, l'idée que mon impression (plutôt négative) mérite plus de temps pour se confirmer devient encore plus évidente. Pendant le voyage, je savais déjà que je reviendrais à Montréal. Ça deviendra une obsession jusqu'à mon retour l'année suivante.

jeudi 5 juillet 2012

Canada 2007: en pouvoirie



Notre voyage touche à sa fin. On le ressent. Le meilleur, à nos yeux, est déjà derrière nous.
Un grand classique des voyages organisé dans l'est du Canada est la nuit chez l'habitant.

Non, non, on n'a pas dormi là !
 Pour notre part, elle ne nous a pas laissé un grand souvenir. Ca ne peut pas fonctionner à chaque fois, j'imagine. Une découverte de l'habitat des amérindiens est également au programme, suivi de l'inévitable visite de la cabane à sucre. On n'y verra presque rien, excepté la boutique et ce qu'on nous a servis à manger.
Il y en a tout de même quelques-uns pour s'amuser.

Enfin, on passera les deux dernières nuits dans une pouvoirie. C'est un sentiment étrange que de passer deux nuits au calme dans une très belle pouvoirie et se ballader en forêt après toutes ces journées éreintantes passées en grande partie dans un car et parsemées de paysages et villes magnifiques. Ca fait un peu... plat !! L'effervescence retombe. La fin du voyage approchant contribue à ce climat moins joyeux.

La fin approche

samedi 16 juin 2012

Dans le brouillard

Je suis dans le flou

je ne sais plus trop quoi faire ni comment penser

J'ai réfléchi toute la semaine




Depuis ma décision de réfléchir sérieusement à une immigration (même quelques jours avant, j'avoue), mon coeur balance entre envie et découragement. Car ce n'est pas le tout de souhaiter partir au Canada. Encore faut-il que le Canada souhaite me voir venir!

Et le Canada préfère les gens jeunes, bien formés, riches et bilingues.
Inutile de vous préciser que je ne m'approche d'aucun de ces critères.

Heureusement, je n'en suis pas fatalement éloigné non plus :)
Concernant l'âge je suis même encore dans les temps. Il me reste 2 ans pour faire les démarches. Je ne suis pas riche mais j'ai au moins les ressources financières suffisantes pour tous les frais que ça va induire.

Mais je ne parle pratiquement pas anglais et je n'ai qu'un bac+3 obtenu en cours du soir qui n'équivaut qu'à un bac+1 aux yeux du Québec.

Résultat: je ne passe les tests de l'immigration que si j'atteins un niveau moyen en Anglais. A moins de trouver des points ailleurs...

jeudi 17 mai 2012

Cette fois, ça y est !!

Oui, cette fois, ça y est.
J'y pense sérieusement.
Les amours ont fait que j'ai préféré me voiler les yeux momentanément pour ne plus y penser.
Mais j'y repense toujours, en me disant que j'aurais beaucoup de mal à le faire.
J'aurai toujours un regret dans ma vie si je ne décide pas d'y réfléchir sérieusement.
Donc, oui, j'y réfléchis sérieusement.
Je vais mener mon raisonnement jusqu'au bout.

Je vais vérifier si je peux entamer des démarches dans ce sens et tenter ma chance.
Je vais vérifier si j'en suis capable.
Je vais vérifier si je le souhaite vraiment au point d'abandonner tout ce que je connais pour aller vers ce que je ne connais pas.
Je vais vérifier si je suis prêt à abandonner le confort que j'ai ici actuellement pour recommencer tout de zéro.

Parce que perdre son travail, ce n'est pas agréable. Savoir que vous n'en retrouverez certainement pas un du même niveau avant un moment, encore moins !
Ne pas pouvoir compter sur ses parents et amis pour vous venir en aide quand vous en avez besoin est très difficile quand on n'y a jamais été confronté.
Ne plus avoir ses repères pré-établis, dont la plupart vous n'aviez même pas conscience, c'est tellement perturbant.
Ne plus avoir son chez-soi et stresser à l'idée de ne pas trouver un nouvel abri, ce n'est confortable pour personne.
Devoir apprendre une 'nouvelle langue' et se  concentrer chaque fois que quelqu'un vous parle, c'est terriblement usant.

Mais, être confronté à tout ça... en même temps !!! Et le faire de son propre gré, qui plus est. Il faut être un brin masochiste, non ?

Et malgré tout, j'y songe. Etre confronté à soi-même, une fois dans sa vie, repousser ses limites, n'est-ce pas aussi ce qui nous fait vivre ?

Pour certains, comme moi, les frontières à repousser semblent plus lointaines que pour d'autres.
Le seul moyen de savoir si on peut les repousser... c'est d'essayer !

Alors oui, cette fois, ça y est...
J'y pense !!

Emigrer au Canada.


Palais des congrès de Montréal, Septembre 2007


PS: J'ai horreur d'écrire un article où la plupart des phrases commencent par 'Je'. Mais un des buts du blogue étant de garder une trace de l'évolution de ma décision, il faudra bien faire avec.
PPS:  Le choix de la photo est symbolique. Après mon premier voyage à Montréal (quoi, il y en a eu un autre ?? hé bien oui ! ), cette photo est restée ma préférée, je ne sais trop pourquoi. Son importance à mes yeux mériterait presque un article complet. Elle convient donc parfaitement à cet article :)